S’installer en agriculture ne repose plus uniquement sur la motivation et la technicité. Aujourd’hui, la réussite d’un projet passe par trois piliers : le foncier, le cadre juridique et la trésorerie. L’installation de Louis Brunet au sein du GAEC de la Vermillière, sur la commune de Montbeugny, en est une illustration concrète.
Sécuriser le foncier pour rendre le projet viable
Le projet s’appuie sur deux leviers essentiels :
- la prise en location d’environ 115 hectares, surface indispensable à l’équilibre technico-économique de l’exploitation ;
- l’achat des bâtiments d’exploitation, pour disposer d’un outil de travail opérationnel dès le départ.
Ce type de montage (foncier en location et bâtiments à l’achat) est fréquent, mais il nécessite rigueur et coordination.
L’intervention de la Safer a ainsi permis de clarifier les conditions de reprise et de sécuriser l’opération pour l’ensemble des parties. Pour le porteur de projet, cela signifie un cadre clair, des échanges structurés et un interlocuteur identifié à chaque étape.
Anticiper la trésorerie : un enjeu clé
Comme beaucoup d’installations en élevage, le démarrage a été marqué par un décalage de trésorerie. Les charges arrivent rapidement (travaux, alimentation, charges courantes), alors que les rentrées d’argent sont progressives et parfois différées.
Cette situation rappelle un point essentiel :
- dimensionner correctement le besoin en fonds de roulement ;
- prévoir une marge de sécurité ;
- ne pas sous-estimer les délais administratifs et bancaires.
Un projet peut être techniquement solide, mais fragilisé si la trésorerie est trop tendue au départ.

AJIS : un coup de pouce concret au démarrage
Au-delà de la sécurisation foncière, Louis a bénéficié de l’Aide aux Jeunes Installés par la Safer (AJIS).
Dans un contexte de charges élevées au démarrage (reprise, travaux, mise aux normes, constitution du cheptel), cette aide représente un soutien financier non négligeable. Elle permet d’alléger certains frais liés à l’opération foncière et d’améliorer la trésorerie au moment le plus sensible de l’installation.
Un appui structurant pour la transmission
Au-delà de l’aspect financier, la Safer joue également un rôle de médiation et de structuration dans les projets d’installation. Dans le cadre de la constitution du GAEC et de la reprise partielle des actifs, cet accompagnement permet de fluidifier les échanges entre cédants et repreneurs, tout en garantissant la continuité de l’exploitation.
Pour les lecteurs confrontés à un projet de transmission ou d’association, l’exemple du GAEC de la Vermillière montre qu’un accompagnement en amont permet d’anticiper les points sensibles et de sécuriser l’ensemble de l’opération.
Dans un contexte où les départs à la retraite se multiplient, la réussite des installations passe par cette combinaison : un foncier sécurisé, un montage clair et des dispositifs d’appui adaptés. L’intervention de la Safer et la mobilisation de ses partenaires (chambre d’agriculture, CER, etc.) s’inscrivent pleinement dans cette logique de continuité et de renouvellement des générations agricoles.
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